• Pourquoi parle-t-on d’autisme léger ?

    On parle d’autisme léger quand la maladie ne porte pas atteinte au développement psychomoteur. C’est une forme de la maladie ou le niveau d’atteinte est léger, et n’entraine pas forcément un handicap mental. En effet, cet aspect plus modéré du spectre autistique ne comporte pas d’atteinte à l’intelligence, ni de troubles de la communication. Dans cet article, nous allons voir ces caractéristiques qui définissent un autisme léger.

    L’autisme léger ne porte pas atteinte à l’intelligence

    On parle d’autisme léger quand le sujet peut continuer à se développer quand son environnement lui est favorable. Un autisme léger n’atteint pas l’intelligence, le malade peut ainsi poursuivre son apprentissage et appliquer les connaissances et facultés acquises. Une personne atteinte de cette forme d’autisme est apte à identifier des personnes ou des objets. Elle reconnait une situation et peut résoudre des problèmes qui lui sont familier. La routine et la répétition constitue une repère et aide à se sentir en sécurité.

    On appelle autisme léger un trouble autistique sans déficience intellectuelle. Même si les interactions sociales sont altérées, l’autiste peut le compenser avec le développement d’intérêts concernant divers domaines. La personne peut alors développer des talents et des capacités hors du commun  dans un domaine qui lui passionne comme la mathématique, les sciences ou la littérature. La personne atteinte de cette forme de maladie peut porter attention à des détails qui n’intéressent pas les autres.

    L’autisme léger ne comporte pas de graves troubles du langage

    L’une des caractéristiques de l’autisme léger est qu’il ne comporte pas de troubles du langage. En effet, cette forme d’autisme n’est pas caractérisée par un retard du développement du langage. Les personnes atteintes de la maladie peuvent ainsi compenser les difficultés de communication en formulant à leur manière leur ressenti.

    L’isolement peut alors être évité car on peut quand même avoir une simple discussion avec un malade d’autisme léger. Toutefois, la personne ne commencera jamais une conversation, et aura du mal à rester concentré sur le fil. De plus, elle ne garde jamais un contact visuel ou fait tout pour l’éviter. La répétition des répliques, de passages de livre, ou de conversation peut aussi être observée chez le malade.

    Ainsi, l’autisme léger peut être asymptomatique jusqu’à l’atteinte de l’âge de 3 ans et est difficile à détecter. Mais une fois diagnostiqué, il est alors important de construire un environnement adapté aux besoins spécifiques de ces malades. L’association Ordre de Malte œuvre plusieurs dispositifs pour accompagner les personnes atteinte de cette forme de maladie ainsi que leur famille.

  • Quel recours en cas d’attouchements pendant l’enfance ?

    Se faire abuser sexuellement est une expérience traumatisante et troublante. Dans l’enfance l’attouchement est un facteur d’affections physique et des troubles psychologiques. Alors, quels sont les recours lorsqu’on a été victime d’attouchement dans l’enfance ? Ci-après quelques conseils concernant les recours que l’on peut utiliser.

    Reconnaitre un attouchement

    Généralement, on qualifie d’attouchement à caractère sexuel lorsqu’une personne force ou incite un enfant à subir ou toucher de façon sexuelle, à avoir des relations sexuelles. La violence sexuelle dans l’enfance est qualifiée de crime puni par la loi. L’attouchement est constitué lorsqu’un enfant a été agressé ou touché au vagin, au pénis, aux seins, à la bouche ou à l’anus. Il faut aussi pouvoir situer les circonstances dans le temps, si cela fait suite à des jeux ou un viol par surprise. Un attouchement peut être constaté par un examen médical ou un constat de la police. Il existe des structures spécialisées, ayant des numéros verts, qui peuvent écouter et fournir de l’aide dans les démarches à suivre. Vous pouvez directement les contacter pour en savoir plus.

    Recours juridique

    Lorsqu’on a été victime d’attouchement dans l’enfance, on peut avoir recours à des actions juridiques. Il est à rappeler que le signalement de violence sexuelle dans l’enfance est une obligation. Comme c’est un crime, il est possible de porter plainte à la police. Cela peut se faire en tout temps, car il n’y a pas de délais maximum de dépôts de plainte. À la suite de l’enquête policière, c’est le procureur qui décide d’entamer ou non les poursuites criminelles et pénales.

    La victime peut aussi entamer une poursuite au civil en dommages-intérêts même si les évènements se sont produits bien avant. Ce genre de poursuite permet d’obtenir une compensation financière suite aux dommages qu’elle a subis. Il est à noter que la loi prévoit des mesures facilitatrices pour aider les victimes d’attouchement dans les démarches judiciaires.

    Dans le cas d’attouchement sur un enfant, si le juge constate des négligences graves, l’enfant est mis sous la protection de fondations spécialisées.

    Recours à des thérapies

    Une victime d’attouchement dans l’enfance peut faire face à des conséquences psychologiques chroniques. On peut ainsi avoir recours à des thérapies pour mieux gérer les troubles psychologiques et augmenter la confiance en soi. Une thérapie peut se faire individuellement ou en groupe. Elle consiste à faire face au problème et de refouler les sentiments négatifs engendrés par l’attouchement. On peut trouver plusieurs formes de thérapie suivant le degré d’atteinte de la victime. Les assistants sociaux peuvent aussi aider à la réinsertion dans la vie en société.